Emma |
01 Oct 2010
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En disant aux Roms de France de retourner « chez eux », la France a certainement durci sa politique d'accueil vis-à-vis des Roms dénoués de leur pays.
Le point le plus sensible dans le débat entre Bruxelles et Paris est bien sur le fait de cibler une population ethnique pour la renvoyer de France alors que les frontières des pays de l'Union sont censées être ouvertes pour les différents états membres. Et ne pas le faire pour les autres sans papiers de France apparait comme du racisme (en témoigne le nombre d'articles parus dans la presse française, posant la question : « La France ; est-elle raciste ?»).
Pour Nicolas Sarkozy, il est clair qu'avec son niveau de popularité plus bas que jamais et la menace de Strauss-Kahn, cette démarche fait partie de sa tentative d'accumuler plus de voix avant l'élection de 2012 parmi l'électorat des plus à droites et des malcontents d'une gauche plus 'laissez faire'. Dans un état de crise cette tactique est bien conseillée.
Pourquoi ? Une crise économique créée de l'anxiété parmi les gens. Un sentiment d'insécurité s'installe provoquant chez les gens le besoin de protéger leurs intérêts personnels. Et ce, au détriment de la défense des gens qui sont censés être à l'extérieur d'un cercle de connexions relativement intime.
Pour l'homme cela se traduit par ses propres intérêts, sa famille, ses proches... finalement son « tribe » - les gens avec qui nous partageons des liens ou des caractéristiques.
Comme Tajfel nous l'a expliqué il y a très longtemps (e.g. 1971), il est très facile de créer des démarcations d'un tribe. C'est apparemment un besoin humain assez fondamental.
Peut être alors, y a-t-il un lien, entre la décision de l'UMP de lancer des politiques qui s'appuient sur la peur et le manque de confiance ou tout au moins sur le désintérêt (voir le commentaire de CNN la semaine dernière sur le peu de gens descendu dans la rue pour protester contre l'abus potentiel d'un droit de l'homme) de la populace pour les peuples considérés comme étant à l'extérieur de leur groupe et une période où le français(e) moyen(ne) se retrouve confronté à la baisse du pouvoir d'achat, à l'augmentation du chômage et au besoin de soutenir de sa famille.
Dans une telle conjoncture, quelle distance sépare l'égalité de la fraternité ?
Category: Business psychology






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